Propositions - idées générales

Texte de Nicolas - sans IA (1)

Avant-propos

Depuis maintenant plus d'un an, je tourne autour de la problématique d'organiser une ou des causeries sur le sujet de l'IA. Mais deux difficultés apparaissent, l'une tenant au fait que l'IA couvre aujourd'hui un secteur d'activité et d'application très vaste, l'autre étant l'évolution extrêmement rapide de ces techniques et sujets, rapide au point qu'en soit, cette rapidité, probablement unique dans l'histoire récente des sciences, devienne elle même un sujet de questionnement.

D'autre part, l'avènement de l'IA est totalement concomitante avec cette de la robotique, ces 2 champs entretenant une dialectique particulière, non sans rappeler celle "du corps et de l'esprit" - sujet Kantien s'il en est. 

Quelques questions liminaires :
  1. Le sujet, l'IA, est-elle un motif de préoccupation telle qu'il faille absolument s'en saisir rapidement ?
  2. En quoi notre population très locale, de nos concitoyens de StEdG et alentours est-elle concernée par ce thème ?
  3. Que savons-nous, qui sait quelque chose de l'état de l'IA aujourd'hui, et dans le fond, est-ce nécessaire ?
1- Les motifs de préoccupations

La question est au singulier, les réponses seront plurielles.

Il me semble nécessaire d'aborder l'IA sous différents aspects, non pas liés à la technicité qu'elle représente, mais en regard ce de que nous considérons comme champs d'interrogations : (je n'ai pas pour l'instant conférer un ordre de priorité ou d'importance aux points énoncés ci-après)


(1) - On devrait forger, s'ils n'existent, les néologismes de signalement 'APIA' pour "Assisté par l'Intelligence Artificielle" et 'SADIA' pour  "Sans assistance de l'IA") (IAA et NAIA en anglais ;)

(2) - Schlumpeter : Joseph Aloïs Schumpeter, né le à Triesch, en Moravie (Empire austro-hongrois) et mort le à Salisbury, dans le Connecticut (États-Unis), est un économiste et professeur en science politique autrichien naturalisé américain, connu pour ses théories sur les fluctuations économiques, la destruction créatrice et l'innovation.
L'innovation est à la fois source de croissance et facteur de crise. C'est ce que Schumpeter résume par la formule « destruction créatrice ». Les crises ne sont pas de simples ratés de la machine économique ; elles sont inhérentes à la logique interne du capitalisme. Elles sont salutaires et nécessaires au progrès économique. Les innovations arrivent en grappes presque toujours au creux de la vague dépressionniste, parce que la crise bouscule les positions acquises et rend possible l'exploration d'idées nouvelles et ouvre des opportunités. Au contraire, lors d'une période haute de non-crise, l'ordre économique et social bloque les initiatives, ce qui freine le flux des innovations et prépare le terrain pour une phase de récession, puis de crise.

(3) - Pour se faire une idée de la vitesse à laquelle nos enfants seront confrontés à l'IA, rappelons-nous que le portable moderne - dont la fonction téléphone est accessoire, est arrivée sur le marché en 2009, soit il y a à peine plus d'un quinzaine d'années - et tous les observateurs de l'IA et de la robotique annoncent une vitesse de déploiement, un taux d'adoption,  de 10 à 50 fois plus rapide, plus élevé,  pour l'IA dans nos modes de production (on estime qu'à ce jour, avril 2026, déjà 30% des postes de travail du tertiaires sont équipés ou ont recours à l'IA)


Revision #4
Created 2026-04-01 16:35:55 UTC by Nicolas Farrie
Updated 2026-04-04 14:58:38 UTC by Nicolas Farrie